Copropriété : le DPE collectif devient un enjeu majeur pour les syndics en 2026
Depuis le 1er janvier 2026, une nouvelle étape importante concerne les copropriétés françaises : le DPE collectif est désormais obligatoire pour les bâtiments d’habitation collective concernés de 50 lots ou moins, lorsque leur permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2013. Cette obligation s'inscrit dans un calendrier progressif visant à améliorer la performance énergétique des immeubles.
Le DPE collectif, qu’est-ce que c’est ?
Contrairement au DPE réalisé pour un appartement lors d’une vente ou d’une location, le DPE collectif évalue la performance énergétique de l’ensemble du bâtiment. Il prend notamment en compte les caractéristiques de l’immeuble, ses équipements collectifs et sa consommation énergétique.
Son objectif est de permettre aux copropriétaires d’avoir une vision globale de l’état énergétique de leur résidence et d’identifier les éventuels travaux permettant d’améliorer sa performance.
Quel rôle pour le syndic ?
Le syndic de copropriété joue un rôle essentiel dans cette nouvelle obligation. Il doit notamment accompagner la copropriété dans la mise en œuvre des démarches nécessaires et permettre aux copropriétaires de disposer des informations relatives à la performance énergétique de l’immeuble.
Le DPE collectif peut également constituer un point de départ pour réfléchir à de futurs travaux de rénovation énergétique : isolation, chauffage collectif, ventilation, fenêtres ou encore amélioration des parties communes.
Ces travaux peuvent représenter un investissement important pour les copropriétaires. Toutefois, des dispositifs d’aide existent, notamment MaPrimeRénov’ Copropriété, qui peut contribuer au financement de travaux de rénovation énergétique réalisés à l’échelle de l’immeuble.
Un sujet important pour les propriétaires… mais aussi pour les acquéreurs
La performance énergétique d'une copropriété devient progressivement un élément à prendre en compte dans un projet immobilier.
Avant d’acheter un appartement, il est donc particulièrement intéressant de consulter les procès-verbaux des dernières assemblées générales, les travaux déjà votés, les éventuels projets de rénovation et les documents relatifs à la copropriété.
Ces informations peuvent permettre à un acquéreur d’anticiper les dépenses futures et de mieux évaluer son investissement.
Le syndic, un véritable acteur de la transition énergétique
Au-delà de ses missions traditionnelles de gestion administrative, financière et technique, le syndic est aujourd’hui de plus en plus impliqué dans les enjeux liés à la rénovation énergétique des copropriétés.
L’année 2026 marque ainsi une nouvelle étape : pour les copropriétaires, comprendre les obligations liées à la performance énergétique devient essentiel pour anticiper les travaux, maîtriser les charges et préserver la valeur de leur patrimoine.
Vous êtes copropriétaire ou envisagez d’acheter un appartement en copropriété ? N’hésitez pas à vous renseigner sur les travaux à venir, les charges et la situation énergétique de l’immeuble avant de vous engager.