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Nouvelles normes du DPE : ce que les propriétaires et investisseurs doivent savoir en 2026

Publié le 22/01/2026

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est devenu un élément central dans toute transaction immobilière en France : il renseigne sur la consommation d’énergie d’un logement ou d’un bâtiment, son impact environnemental et influence fortement sa valeur sur le marché. En 2025–2026, le DPE fait l’objet de modifications importantes visant à renforcer sa fiabilité, à mieux refléter la réalité énergétique des logements et à accompagner la transition énergétique.

1. Révision du mode de calcul dès le 1ᵉʳ janvier 2026

La réforme la plus significative concerne le coefficient de conversion de l’électricité utilisé dans le calcul de la performance énergétique : celui-ci passe de 2,3 à 1,9. Cette modification entraîne une réduction de la consommation d’énergie considérée pour les logements chauffés à l’électricité et peut améliorer leur classe énergétique DPE sans travaux. Aucune baisse de note n’est possible avec cette nouvelle méthode : seules des améliorations potentielles sont envisagées.

Concrètement, cette évolution pourrait permettre à des centaines de milliers de logements actuellement classés F ou G de rejoindre des classes supérieures, en particulier ceux dotés d’un chauffage électrique.

2. Renforcement de la fiabilité et de la traçabilité

Pour lutter contre les fraudes et garantir la qualité des diagnostics, plusieurs mesures ont été mises en place au cours de 2025 :

  • Plafonnement du nombre de DPE par diagnostiqueur : un professionnel ne peut plus réaliser plus de 1 000 DPE de logements individuels sur 12 mois glissants sans justification, afin d’éviter les diagnostics « sur dossier » sans visite réelle.

  • Certification et contrôle accrus : les compétences des diagnostiqueurs sont davantage scrutées par les organismes de certification, notamment le Cofrac.

  • QR codes sécurisés : un QR code certifié doit être présenté par le diagnostiqueur lors de l’intervention, et un autre QR code sur le rapport permet d’accéder à la version officielle enregistrée par l’Ademe.

Ces mesures renforcent la confiance des acheteurs et des bailleurs dans les diagnostics réalisés et protègent contre les pratiques abusives.

3. Extension du DPE collectif

À partir de 2026, le DPE collectif devient obligatoire pour toutes les copropriétés de moins de 50 lots, étendant significativement le périmètre des immeubles concernés. Cela représente environ 11 millions de logements supplémentaires qui devront faire certifier la performance énergétique de l’ensemble des parties communes et des enveloppes des bâtiments.

4. Contexte réglementaire plus large

Ces évolutions interviennent dans un paysage juridique où les logements étiquetés F ou G sont progressivement exclu de la location : la location des logements classés G est interdite depuis 2025, celle des logements F le sera à partir de 2028, et les exigences continueront d’évoluer dans les années à venir.

En résumé, les nouvelles normes du DPE instaurent plus de rigueur, améliorent la représentativité des performances énergétiques  notamment pour les logements électriques  et renforcent les obligations pour les copropriétés. Pour les propriétaires et investisseurs, ces changements offrent à la fois des opportunités et des défis : mieux valoriser certains biens tout en anticipant les exigences à venir.

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